
jeudi 30 avril 2009
"Le rasoir d'Ockham" d'H. Loevenbruck

lundi 27 avril 2009
"Carnivale" saison 1, épisodes 1-3
dimanche 26 avril 2009
"L'interprétation des meurtres" de J. Rubenfeld

mercredi 22 avril 2009
"Kings" saison 1, pilote
"Kings", la petite dernière de chez NBC, réinterprête quelques pages de la Bible, plus précisément le livre de Samuel où est relaté le combat de David contre Goliath. Pour les ignorants en matière religieuse (comme moi), petit résumé des faits (si j'ai bien saisi) : David était berger, il est entré au service du roi Saül, a épousé la jolie princesse et après être tombé en disgrâce, il s'est enfui dans le royaume voisin pour servir un autre roi, tout ça pour finalement devenir roi à la mort de Saül, ouf! Bref, une histoire de pouvoir avec tous les moyens légitimes ou non pour y accéder.mardi 21 avril 2009
"Traité de vampirologie..." d'E. Brasey (Pré au Clerc)

lundi 20 avril 2009
Les manuscrits de "Madame Bovary"
Accessibles désormais à tous, les manuscrits de "Madame Bovary" de G. Flaubert sont visibles sur le Net. Ce classique en a sûrement fait bailler plus d'un sur les bancs du lycée, moi la première, mais tout amoureux de la littérature ne peut que s'émouvoir à la vue de cette écriture montante, de ces ratures ô combien nombreuses et nerveuses, un passage semble parfois correspondre à plusieurs pages de manuscrit. Quel bagnard de l'écriture!
Avec les nouvelles technologies, c'est un peu fini le temps de la plume et du papier, plus de manuscrit pour voir la sueur spirituelle, les heures fiévreuses à chercher un mot, une expression, une tournure de phrase... Mille fois dommage.
samedi 18 avril 2009
"Le Suédois" de C. Gaultier (Futuropolis)
Futuropolis livre une fois de plus une petite merveille, le dernier album de C. Gaultier "Le Suédois". De lui, j'avais adoré "Kuklos" et "Banquise", après j'avais un peu délaissé ses travaux suivants. Là il travaille tout seul, pas de scénariste, il adapte "Blue Hotel", un roman de S. Crane. Bonne nouvelle, c'est un one-shot. Unité de lieu, la ville de Norfolk dans le Nebraska. Unité de temps : une soirée d'hiver balayée par le blizzard. Au milieu de cette nuit glaciale seules émergent les fenêtres allumées d'un hôtel et celles d'un train. En débarquent 4 hommes, un Irlandais et son fils, un cow-boy et un Suédois. Tous se réfugient dans l'hôtel. La soirée sera quelque peu agitée et il n'est pas dit que tous reverront un lever de soleil. C'est donc un huis-clos, et le dessin le rend encore plus angoissant, avec une pointe de fantastique : un trait de crayon rude, une unité de couleur (décor extérieur en bleu-gris sombre, intérieur en rouge ou brun) et des cadrages très serrés. Cela peut faire penser à un western (le train amenant les étrangers, le saloon, les cartes, la bagarre)... mais aussi à un récit fantastique (l'hôtel et ses allures de maison hantée, le mystérieux personnages du Suédois refusant de se dévoiler).
mercredi 15 avril 2009
"Frost/Nixon" de R. Howard

lundi 13 avril 2009
"Mort... ou presque" de P. James (Pocket)

"X-Men Origins Wolverine" de G. Hood

Le film est distrayant sans plus, sympa pour un jour ou une nuit de pluie. A noter cependant la présence très animale de Liev Schreiber (en Victor Creed) et celle de Wil.I.A.M (en John Wraith).
jeudi 9 avril 2009
"Biomega 1" de T. Nihei
Voici un très beau manga de sf, par le créateur de la série "Blame".Loin dans le futur, l'homme a enfin posé un pied sur Mars. Sans succès visiblement. 7 siècles s'écoulent. En 3005 une mission de recherche y retourne et c'est pas une réussite : elle ne trouve que des vestiges de leurs anciennes colonies, une femme des plus mystérieuses et sans le savoir un virus ; son retour est catastrophique, le virus se répand sur notre planète. Vive l'espace! 6 mois plus tard c'est pas la joie sur Terre : tout le monde s'est plus ou moins transformé en zombie, la fin de la civilisation est proche, il faut absolument trouver les rares personnes immunisées. Et c'est la mission de l'agent Zoichi Kanoe, au service de la Toa Industries, envoyé sur une île artificielle. Il a une moto surprenante, dotée d'une IA qui se matérialise sous les traits d'une belle jeune femme, et sa route va croiser tout un tas de personnages bizarres.
Le dessin est magnifique, un jeu de noir et blanc, l'un soulignant l'autre. Les bâtiments ont une architecture grandiose, sombre, tour à tour futuriste et médiévale. Très classe ce "Biomega", vite la suite.
mercredi 8 avril 2009
"Barb4ry"(2004) et "Battlefield"(2008) d'Ez3kiel


Ils sont français, de 3 ils sont passés à 4 et leur musique est inclassable. S'il faut vraiment donner une indication, imaginez un mélange de dub, d'électro, de trip-hop, et des collaborations avec des artistes pointus dans leur domaine dont je n'avais jamais entendu le nom. Sans oublier quelques incursions dans le hardcore et la noisy et sûrement autre. Bon c'est une néophyte qui parle, mais leurs morceaux sont à tomber par terre, tour à tour planants, envoûtants, puissants, ça chatouille les tympans, c'est trop bon. Un morceau chouchou : "The Montagues and the Capulets", magnifique reprise du "Roméo et Juliette" de S. Prokofiev.
Ball Papier
envoyé par Tiber57
"Wrong" de Depeche Mode (Sounds of the Universe" 2009)
Wrong Wrong
There’s something wrong with me chemically
Wrong Wrong
I was marching to the wrong drum
Wrong Wrong Too long Wrong
I was born with the wrong sign
Wrong
Petit aperçu du nouvel album de Depeche Mode. Le clip rappelle l'univers des Lynch père et fille, un univers sombre et désespéré, tout comme les paroles. Il a été réalisé par Patrick Daughters, auteur notamment d'une vidéo cauchemardesque pour Liars "Plaster Casts Of Everything".
Sinon "Sounds of the Universe" ne déçoit pas même si je préférais "Playing the angel": une voix toujours aussi posée, des arrangements soignés et des paroles à examiner de près.
mardi 7 avril 2009
"Régime sec" de D. Fante (13e note)
Oh un nouvel éditeur, 13e Note, avec une envie éditoriale des plus alléchantes : "En filigrane dans les nuages, les gueules cassées des bâtards de la Beat Generation, William Burroughs Junior, Dan Fante, Mark SaFranko, Tommy Trantino, Tony O’Neill et tous les autres, plus dénudés que des fils à haute tension (...) Nous avons les moyens de vous faire chanter. 13e Note Éditions ne fournit pas de protège-dents et assume toute responsabilité en cas de combustion cérébrale spontanée. Les vaisseaux de cristal fêlé vont décoller, veuillez détacher vos ceintures de chasteté."lundi 6 avril 2009
"I put a spell on you"
Screamin Jay Hawking bien sûr, découvert grace au "Stranger than Paradise" de J. Jarmusch.
Puis celle de Nick Cave, une version plus lancinante et planante.
Et enfin celle de Marilyn Manson, entendue pour ma première fois dans le "Lost Highway" de D. Lynch.
"Black snake moan" de C. Brewer (2007)
Rae (Christina Ricci) n'est pas la jeune fille la plus aimée de son bled : sulfureuse, provocante et nympho, elle retourne à ses vieux démons après le départ pour l'armée de son homme. Un soir de beuverie elle est jetée à moitié nue, couverte de bleus et inconsciente sur le bas côté de la route, juste à côté de la maison de Lazarus. Et 2 êtres que tout séparent vont ainsi se rencontrer. Lazarus a déjà beaucoup vécu, derrière lui une femme, les désillusions de l'amour et pas la force de recommencer une nouvelle histoire. Cet homme (magnifique Samuel L. Jakson) ramène chez lui en tout bien tout honneur cette écorchée de la vie pour la soigner, d'une manière un peu étrange il est vrai. Et apprivoiser Rae ne sera pas des plus aisés. A noter que Christina Ricci est fabuleuse et diablement sexy.Et élément primordial dans ce film, auquel il doit son titre : le blues. "Black snake moan" est un morceau standard de Blind Lemon Jefferson. Cette musique est omniprésente : forte, émouvante, elle est pour beaucoup dans la rédemption des personnages.
C. Brewer nous offre là un très beau film indépendant qui malgré ces thèmes violents ne sombre pas dans le racolage et le mauvais goût.
vendredi 3 avril 2009
"Umbrella Academy 1" de G. Ba et G. Way
Il se passe des choses étranges sur Terre. 43 femmes enfantent sans aucun signe avant coureur de grossesse. Un savant riche et célèbre, Reginald Hargreeve recueille 7 de ces bébés au sein de son Umbrella Academy, et les élèvent pour en faire les futurs sauveurs du monde. Histoire de super-héros donc pris au berceau. Y'a Superboy, le chef ; Kraken, le rebelle ; Seance, le bizarre ; Horror, le monstrueux ; Rumor, qui énonce des phrases qui deviennent vraies en changeant la réalité ; Numéro five, un tout jeune mais redoutable adversaire et Vanya, celle qui n’arrive pas à devenir spéciale. On suit leurs exploits au fil des années, pas forcément dans un ordre chronologique. Et ces aller-retours dans le temps permettent de combler les vides. Car la "famille" n'est pas restée unie, chacun est parti de son côté, mais à la mort du patriarche, tous se retrouvent autours de son cercueil.Ambiance rétro-futuriste, où l'on croise notamment un Gustav Eiffel devenu dingue, sans oublier sa Tour transformée en engin spatial. Et d'autres personnages tout aussi déjantés. Fort divertissant ce nouveau comic.



